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Après avoir parcouru plusieurs pays d'Amérique latine, c'est à Salta que j'ai décidé d'exercer la profession de Guide Privé. Comme les paysages grandioses et les sourires des habitants des Andes, méritent mieux que les quelques minutes offertes par les agences, j'ai décidé de vous servir en vous proposant des excursions où vous êtes simplement LIBRES de votre temps et de vos envies. Vous partiperez donc à des moments qui, encore pour moi aujourd'hui restent des moments extraordinaires
Comme je l’ai souvent dit, c’est en Amérique latine qu’on prend conscience de la signification du mot « distance ». Ici, tout est grand et
grandiose. Rien n’est à portée de mains, si ce n’est les nuages. Que les routes sont longues quand on traverse les Andes et qu’on s’approche de ces sommets qu’on n’atteindra jamais ! Les
couleurs sont splendides, étonnantes, stupéfiantes et perturbantes. Au premier contact, tout nous paraît spectaculaire et surnaturel. Et quand on s’habitue, on arrive ici dans un autre espace
où la verticalité de la Cordillère laisse place à la platitude complète d’un désert. Etonné par un désert, me diriez-vous ? Pourquoi
donc ? Simplement parce que celui-là s’étend sur 11 000 km² et se trouve à 3650 mètres
d’altitude.
Mais ce n’est pas tout. Cet énorme miroir où se reflète l’azur du ciel et l’aspect cotonneux des nuages est une simple étendue d’un élément que nous connaissons tous : le sel.
Oui, du sel ! 11 000 km² de ce sel tant convoité, compacté sur près de 40 mètres de profondeur. On croit rêver ! Le Salar
d’Uyuni. Un creuset d’émotions. Une réserve naturelle de sensations. L’arrivée est déconcertante, le regard n’a plus de repère où se poser et cherche en vain une excroissance terrestre qui
briserait l’infini de cet espace. La ligne d’horizon nous rappelle les moments d’enfance où nous nous questionnions sur la forme de notre terre.
Sur la gauche, quelques cactus dominent les lieux en s’érigeant fièrement sur la
« isla de los pescadores », en nous rappelant qu’ils sont les seuls à maîtriser ce milieu hostile. Ce sont les premiers êtres vivants que nous rencontrons avant d’être
accueillis par les troupeaux de lamas qui nous ouvrent le chemin d’un semblant de civilisation en s’approchant du village de San Juan.
Mais le spectacle n’est pas fini, les paysages magnifiques des « lagunas » se profilent à l’horizon. D’abord, celle de « Ramaditas », où les milliers de
flamants roses s’octroient un moment de repos et un banquet bien mérité. Puis la « Laguna colorada », dont les eaux forment un tapis
rouge qui se déroule jusqu’au pied du volcan qui la domine.
Le bus avance tant bien que mal et
peine à arpenter ces hauteurs andines. Notre respiration aussi devient difficile mais le mal est supportable tant la somptuosité de ce désert est réconfortante. Sur fond d’un bleu d’une pureté
céleste, se détache le majestueux Licancabur qui surveille comme il peut l’inconstance des couleurs de la « Laguna verde » soumise aux caprices du vent.
Publié le 26/09/2008 à 21h56 dans La Bolivie