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En route pour l'Amerique latine

En route pour l'Amerique latine

Après avoir parcouru plusieurs pays d'Amérique latine, c'est à Salta que j'ai décidé d'exercer la profession de Guide Privé. Comme les paysages grandioses et les sourires des habitants des Andes, méritent mieux que les quelques minutes offertes par les agences, j'ai décidé de vous servir en vous proposant des excursions où vous êtes simplement LIBRES de votre temps et de vos envies. Vous partiperez donc à des moments qui, encore pour moi aujourd'hui restent des moments extraordinaires

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Chubut (Argentine) : au pays des baleines.


          Alors que je pars demain pour des vacances bien méritées (enfin je pense !), il y a des estivants qui ne demandent encore qu’à rester sur la côte patagonique de l’Argentine. Arrivés depuis le mois de mai dans le Golfo Nuevo, ils commencent à compter les jours avant le grand départ vers le sud pour se rafraîchir un peu dans les eaux de l’Antarctique. Si pour nous, pauvres humains, une eau à 28° est bienvenue, les cétacées ne peuvent supporter une eau aussi chaude (enfin, précisons que dans ce golfe, elle atteint rarement les 18° en plein été) et dès le mois de décembre, on les voit donc repartir vers le sud avec les petits baleineaux qui, au gré des vents, des courants et des conseils de leurs congénères vont enregistrer pour toujours ce chemin qui les ramènera chaque année près de Puerto Madryn pour notre plus grand plaisir.

La nuit fut longue dans cette petite pension de Puerto Piramides  où tout s’arrêta au moment même où les manchots mirent fin à leurs cris de faim, de joie ou peut-être de détresse, je n’en sais toujours rien d’ailleurs. Ici, la vie n’est plus gérée par le lever du soleil mais par le réveil des cormorans, des phoques et des pingouins qui ont, paraît-il, un petit problème d’insomnie ! Ils nous rappellent peut-être que les journées sont trop courtes pour pouvoir profiter pleinement du spectacle qu’ils nous préparent avec acharnement.   

 Ce matin, c’est enfin le grand jour. Puerto Piramides se réveille lui aussi et les touristes affluent sur l’embarcadère du rêve. Leurs regards embués de sommeil se tournent vers cet océan rugissant qui déverse son écume sur les fientes des alcidés ou vers la steppe intérieure dominée par les appels des guanacos qui nous rappellent notre liberté originelle.

Après une attente pesante et impatiente, le vrombissement des moteurs se met en marche et couvre peu à peu les plaintes animalières. L’embarcation brise les dernières vagues avant d’atteindre le large. De loin, la côte est sublime et c’est de là que les va et vient des cormorans s’adonnent à la construction de leurs nids sur la falaise rougie par les rayons du soleil naissant. On avance encore et toujours vers l’horizon jusqu’à ce que le moteur se taise enfin et nous plonge dans un silence ponctué par les piaillements des mouettes survolant cette platitude écumeuse.

Soudain, voici qu’une masse difforme glisse sous ce drap bleu et blanc qui ondule sous les flots et s’avance à grands ailerons vers bâbord. Nos yeux s’écarquillent, notre esprit prend le large  quand la tête noire et blanche sort de ce corps et provoque un tumulte sur la proue. Sur les cris des cormorans et des mouettes se superposent les langues de la stupéfaction. Une vraie tour de Babel est née et comme si le spectacle n’était pas encore assez grandiose, les dauphins et les toninas viennent participer à la fête en nous présentant leurs figures aériennes et leurs sauts sans pareille.   

La baleine franche est un cétacé calme, et surtout curieux. Au moindre bruit, elles accourent et se pavanent devant les touristes, elles se penchent sur leur flanc laissant vaguer leur œil immense qui semble vous conquérir. Et quand elles s’éloignent c’est pour vous offrir un bouquet final digne des grands ballets. Cet animal gigantesque se lève et sort de l’eau ses trente tonnes de chair qu’il laisse tomber avec grâce dans un bruit tonitruant. Le spectacle est magique, les acteurs somptueux et le spectacteur conquis. On en redemanderait de bon gré.

 



            La femelle mesure environ 13 mètres et pèse environ 35 tonnes

Le mâle est un peu plus petit avec un poids de 30 tonnes.

A la naissance, le baleineau mesure déjà 5 mètres et pèse 3 tonnes.

 

Leur arrivée en Argentine a lieu aux environs de mai. Elles s’installent dans le Golfo Nuevo pour mettre bas et nourrir les nouveaux venus avant de redescendre au mois de décembre vers l’antarctique.  



 

Pour plus de renseignements sur la péninsule de Valdés et sa faune, cliquez ICI

Publié le 14/11/2008 à 20h10 dans L'Argentine

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